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Nouvelles formes d’interaction reposant sur des techniques nouvelles



 

Fonction d’édition Wysiwyg

L’édition des articles en mode « texte », avec le système de raccourcis à apprendre, rebute de nombreux débutants. Certains utilisateurs refusent de travailler ainsi, parce qu’ils ont l’habitude du Wysiwyg (What you see is what you get), façon Word.

Or il est désormais possible d’intégrer un petit éditeur Wysiwyg dans les formulaires Web. Comme cela fonctionne désormais sous Mozilla, et plus seulement sous Microsoft Internet Explorer, on peut l’intégrer dans un logiciel libre sans privilégier le logiciel de l’entreprise de Redmond.

On trouve en ligne plusieurs exemples de tels éditeurs Wysiwyg.

Difficulté technique : le code fabriqué n’est pas directement du « code SPIP » (les raccourcis de SPIP, qui permettent ensuite un traitement par feuilles de style), et surtout peut contenir des éléments de mise en page générale (en faisant copier-coller d’une page du Web - par exemple la page d’accueil de Yahoo, toute l’interface est collée­ dans la fenêtre, y compris les images, les colonnes, les tableaux...). Donc, pour pouvoir travailler « proprement » avec un tel système, il faut que SPIP nettoie le code et supprime de nombreux éléments.

Contrainte à respecter : il faut supprimer un certain nombre de possibilités de mise en page, tels que le choix d’un style de police de caractère, de taille de caractère, etc. En effet, ce sont des éléments de mise en page, qui doivent être définis par le graphiste du site, et non par les rédacteurs pour chaque article, sinon le site perd sa cohérence graphique.

Si, techniquement, une telle fonctionnalité n’est pas compliquée à intégrer, il convient de s’assurer qu’elle ne contredit pas la séparation fondamentale, dans SPIP, entre le fond (géré dans l’espace privé) et la forme (définie par les squelettes du site public). Un système de « filtrage » du code résultant (pour le convertir aux normes en vigueur dans SPIP) est donc indispensable, sans pour autant dénaturer l’aspect Wysiwyg de la fonctionnalité (le risque étant qu’un filtrage trop important transforme le texte au point que le texte édité ne corresponde plus réellement au résultat, donc que ça ne soit plus du Wysiwyg - du What you see is NOT what you get !).

Citons comme contre-exemple le traitement de texte utilisé dans Mayetic Village : certes extrêmement complet, certaines de ces caractéristiques sont en contradiction avec ce qu’il est possible d’intégrer à SPIP :
— il ne fonctionne que sous Microsoft Explorer ; cela oblige ainsi les utilisateurs à utiliser un logiciel propriétaire et à léser ceux qui préféreraient utiliser un butineur open-source (tel Mozilla) ; pire, il est totalement inutilisable par les utilisateurs du système d’exploitation Linux (symbole du logiciel libre) ;
— il installe des éléments logiciels sur l’ordinateur de l’utilisateur, sans que ce dernier sache exactement de quoi il s’agit ; ce qui est en contradiction avec la philosophie du Web défendu par la communauté qui a créé SPIP ;
— nombre de ses éléments d’enrichissement typographique sont purement graphiques (choix des polices de caractère, changement de couleur...), allant même jusqu’à la création d’images typographiques (y compris des Gif animés) ; or SPIP repose sur la stricte séparation entre le fond et le forme, le texte (géré dans l’espace privé) et le graphisme (défini dans les squelettes du site public).

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Lors des rencontres SPIP durant le Métallos Médialab, le webmestre du site Prison.eu.org a ainsi expliqué que, depuis qu’il a ajouté un tel système dans sa propre version de SPIP, de nombreux contributeurs étaient beaucoup moins « intimidés » par l’utilisation de l’espace privé. Le système présenté ne fonctionnait que sous MSIE et ne proposait pas de « filtrage » du code résultant, mais démontrait l’intérêt de cette interface.